jeudi 17 juillet 2008

J'fais mon job à plein temps

Histoire de, un petit morceau en écoute juste pour vos beaux yeux. Et vu que je ne sais pas comment mettre du son sur cette plate-forme, je vous laisse avec le gros truc tout moche qui fait tâche (quoique, sur un fond aussi laid, je me demande lequel est pire !).

PS : Ce morceau est une dédicace à tous les jet-setters du site, qui se reconnaitront

Hype, Buzz et Histoire médiévale

Oui, mes biens chers frères, vous avez bien lu ! Aujourd'hui, nous avons décidé de vous ennuyer avec une des merveilles que nous offre la toile, c'est-à-dire le 1er "buzz" concernant ce que nous appelons communément un GDH, ou Grand Débat Historiographique.

Je vois déjà, dans le fond de la salle, les cancres las qui baillent déjà, alors qu'ici il ne sera pas question de Corneille, mais d'Aristote et d'Avicenne. Et oui, je sais, il y a plus glamour. Au moins cela nous éloignera quelques instants d'Ingrid B. et de Paris Hilton. Mais commençons par le commencement si vous le voulez bien. De toute façon vous n'avez pas le choix.

Alors alors. Tout commence avec la sortie, en mars, de l'ouvrage de Sylvain Gouguenheim, professeur d'histoire médiévale dans cette estimable institution qu'est l'ENS-LSH, Aristote au mont Saint-Michel: les racines grecques de l'Europe chrétienne. Jusqu'ici, me direz-vous, rien de bien intéressant. L'auteur, pour résumer, s'intéresse aux canaux de diffusion de la pensée grecque au Moyen-Âge, notamment au rôle des chrétiens d'orient.

Et c'est là que ça se gâte. En effet, Roger-Pol Droit dans le Monde des Livres, puis Le Figaro rendent hommage à l'auteur pour avoir jeté un pavé dans la mare dans le petit monde des idées. S'ensuit une succession de pétitions, plus ou moins inspirées, si bien que se met en place un "buzz" sur un sujet pourtant bien complexe. On accuse Gouguenheim d'islamophobie, d'être sympathisant d'extrême-droite... Et la défense est assurée aussi bien par des figures scientifiques sérieuses (notamment Jacques le Goff) que par nombre de blogs et pages que nous qualifierons de très à droite (je vous conseille la lecture de cette page, à propos de ces derniers).

Alors, quid de ce tumulte ? loin d'apporter une vérité, il nous semble cependant que cette "affaire" permet de tirer quelques conclusions sur l'Homme, Internet et tout le reste.
- D'abord, à propos de l'ouvrage lui-même: quelle est sa nature précise ? Ouvrage de vulgarisation ? d'érudition ? essai historique ? Nous penchons pour un mélange des 3, avec une préférence pour la 3ème, notamment lorsqu'on le compare avec ses ouvrages précédents, scientifiquement beaucoup plus sérieux (notamment celui sur les chevaliers teutoniques). En effet, ce qui nous a le plus marqué à la lecture de cet ouvrage et de sa bibliographie est le manque de références à des ouvrages considérés comme fondamentaux, notamment celui de l'éminent Dimitri Gutas, professeur à Yale, intitulé Pensée grecque, culture arabe, et par le choix d'autres ouvrages peut-être plus dispensables. Pour les plus courageux, allez voir ici.
- Ensuite, il est étonnant de voir, dans notre société pourtant policée, à quel point un auteur peut recevoir une volée de bois vert, au point de lui faire quitter toute sphère publique (y compris la sphère professionnelle). Si l'ouvrage est à critiquer, il faut tout de même y mettre des formes, et ces attaques ad hominem parfois très violentes ne font que ternir l'image (déjà écornée) du monde de la recherche en sciences humaines.
- Enfin, il est étonnant de voir à quel point un sujet qui requiert pourtant une connaissance assez pointue a été "récupéré" par nombre d'essayistes et de magazines dont nous pouvons nous demander comment ils ont pu avoir un regard critique pertinent sur la transmission de la pensée grecque à travers la "filière" chrétienne (rôle qui, de surcroît, est une fausse découverte: l'importance des Syriaques et des Byzantins est connue et reconnue depuis longtemps). Et nous retrouvons alors un des traits caractéristiques de ce beau métier d'historien en France. Car au-delà du scientifique, il est un dépositaire d'un rôle social très fort, qui fait de lui un gardien, si ce n'est un juge, de la culture et de la constitution de la "civilisation". Ce qui a amené ce déclenchement de passions, et ces récupérations politiques et même (osons le gros mot) idéologiques. Ou comment un sujet savant passe dans le champ du politique...

mercredi 16 juillet 2008

Vis ma vie


Hooligan Disco (w/ English subtitles) from Institubes on Vimeo

Bon d'accord ça traine depuis 3 mois, mais il n'est jamais trop tard. Voici donc la première partie du film réalisé par Para one durant la tournée mouuundiale des gentils gens d'Institubes, à savoir Surkin, Orgaga, et Curses. Ca se ballade en Amérique du Nord, c'est frais, ça fait rêver. A regarder pour :
  • Pousser la frustration à l'extrême
  • Pleurer sa jeunesse en regardant Surkin
  • La conversation à 2:45 et la fabuleuse réplique à 3:07
  • Se demander ce que prend Curses
  • Le concours de coupes de cheveux entre Surkin et Para One
  • La scène finale sur fond de Joubert Singers, ou la chanson la plus cool de l'histoire
J'en profite pour dire que l'Institube Paris Terror Club sera à NY le 31 juillet. Grosse saveur.

mardi 15 juillet 2008

Looks like heaven, feels like hell


« Dis dis dis, c’est quoi ta vie ? Dis, dis, dis… ». Tais-toi, salope. Laisse moi reprendre ma vodka, et fais toi oublier. Yum, semaine de merde, week-end de merde.

Jeudi soir, mstrkrft à l’inévitable social club. L’orga est dépassée, haine + mort. Une bonne heure à attendre dans la queue, où les rencontres plus ou moins heureuses se font. Finalement, excédés, nous tentons de forcer le passage. Nos places nous ouvrent les portes du temple, il suffisait de demander. L’audace, critère de survie. Nous rentrons donc juste à temps pour le set du duo canadien le plus sympathique depuis Garou et Céline.



C’est très prévisible, mais c’est long et atomique. Juste ce qu’il me fallait. Les mixed drinks s’enchainent et font passer une bonne grosse pilule. - 50 le lendemain, mais ça valait le coup. Enfin je crois. Les basses résonnent, les gens dansent n’importe comment, la soirée bascule petit à petit dans l’hystérie. N’en déplaise à certains slaves frustrés coincés dans leur bulle de ringardise, le concours de t-shirts est à son meilleur. Les aller-retours entre le bar et la salle donnent une idée assez précise de la faune. On admire une casquette billionaire boys club, et on se souvient que le dernier nerd vient de sortir. Cet individu n'est qu'un poseur. Et le dernier nerd il n'est que "bien", alors... Amazing man, where did you get it ? Ah, oui, beaucoup d’étrangers. Ca parle anglais, en général plutôt bien, ça soulage.

Fin du set, le malin prend le relais, bof. Je croise Jesse Keeler, lui tombe dans les bras. Time of my life, thx dude. J’en tremble encore. Le mec a fait DFA 1979, merde ! Oui, tout ceci est vain, et je l’assume. Au petit matin, train direction les Hautes-Pyrénées. La partie ingrate, plate ; toute l’horreur de la province sans le charme de la montagne. Les gens se réjouissent de la venue de Sainte Ingrid à Lourdes, et considèrent la venue du Tour comme l’événement de l’année. Intolérable. Paris – Tarbes, le grand écart.
10h du soir, j’ère dans les rues tarbaises, cherchant désespérément quelque chose à manger, et je repense en frissonnant à la soirée de la veille. Comment peut-on être Tarbais ? Je ne tiens pas à déprécier nos amis de province, mais à souligner la chance dont je jouis. Et malgré ça je ne suis pas heureux. Gosse de riche, pourri gâté. Et ouais. En plus cobra snake était à Paris il y a quelques semaines, et je n’ai même pas été foutu de le croiser. Ma vie est brutale !

Allez, see ya in NY, bitch. Hopefully…

lundi 14 juillet 2008

Les yeux et les oreilles

En piste, mes chers amis, en piste ! Le grand cirque (ou cercle) médiatique nous offre parfois un spectacle des plus intéressants, et il nous a semblé bon de partager avec vous notre enthousiasme face aux créations contemporaines.

Il faut dire qu'en ce moment, les boeufs paissent tranquillement, assis confortablement dans leur salon Conforama ou éructant devant leur caravane où ils trimballent leur médiocrité sur les routes de France qui sont à jamais souillées par leur unique présence. Et que font-ils ces braves gens ? et bien ils suivent les défilés de grosses merdes en uniforme (kaki ou blanc à pois rouges) qui grimpent les Champs-Elysées pour les premiers et le Tourmalet pour les seconds avant de culbuter des chiennes avides de virilité au garde-à-vous ou de se faire piquer comme des chiens pour mieux repartir le lendemain. Sans compter notre fil rouge, Ingrid B., qui remercie Carla S. pour sa voix après qu'on lui ait accroché un hochet. Quel extase langoureuse, mes chers frères.

Mais alors, où planter son dasein télévisuel en ces jours même pas ensoleillés ? Bonne question... En dehors des traditionnels super productions avec Terrence Hill et Bud Spencer, votre serviteur est tombé (sans se faire trop mal, rassurez-vous) sur une création de Romeo Castellucci, artiste associé cet année au festival d'Avignon, Inferno. "Damned", nous sommes-nous dit dans notre for intérieur, "une création contemporaine sur Dante". Il faut savoir que la Comédie (dont la "divinité" n'est pas présente en italien, contrairement à ce qui est raconté sur le lien proposé plus haut) est un de nos livres de chevets. Alors, qu'est-ce que ça a donné ? Déjà, belle initiative que de monter un tel spectacle, très librement inspiré de l'ouvrage du sémillant Dante A., dans la cour du Palais des Papes, lieu où a régné le "pasteur sans loi" dénoncé dans le 3ème bouge du 8ème cercle: le cadre est à la fois somptueux et d'époque, et a parfaitement été utilisé. Ensuite, sur le spectacle lui-même, force est de constater que le caractère d'expérience vécue n'est d'après nous pas très bien passé à l'écran, comme souvent lors d'une telle création: le spectacle vivant est un plat qui se mange non pas chaud, mais cru, sur la bête qui se débat. Comme dans La mouche de Cronenberg, il est difficile de faire passer le goût de la viande lors d'une téléportation, et reconstituer un plat à l'atome près ne garantit pas la transmission de sa saveur. Nous avons donc eu l'impression d'être devant la vitrine de la meilleure pâtisserie de la ville, mais sans avoir la possibilité d'y rentrer...

Est-il donc impossible de transmettre la ferveur d'un spectacle à travers un tube cathodique (ou des fibres optiques) ? Ben oui, grands couillons ! Arte (toujours eux) nous avait notament, l'année dernière, présenté avec un léger différé la splendide Walkyrie montée dans le cadre du festival d'Aix-en-Provence, nous offrant ainsi un grand (et long) moment d'émotion. Il est d'ailleurs bien triste que la chaîne n'ait pas retransmis le Siegfried qui, d'après ce que nous en avons lu, était magnifique...

Et oui, nous assumons l'élitisme de ce message !

Cependant, nous savons (et pas seulement aux huiles d'amande douce), qu'il y a des géographes qui lisent ces messages. Alors revenons à un autre spectacle, plus cybernétique, que je vous propose ici. Et si vous êtes comme nous des êtres certes passionnés de jeux vidéos mais dont le niveau stagne dans la médiocrité, vous ne manquerez pas d'être aussi jaloux et abasourdis que nous le sommes.

vendredi 11 juillet 2008

Don't believe the hype

Un titre facile, mais qui a le mérite de dire ce que beaucoup pensent tout bas mais n'osent pas crier en public, de peur de se prendre des cailloux dans la face (1/3 des rédacteurs sont concernés) : la hype m'ennuie !

1. La plupart des hypeurs habitent Rive Gauche et viennent en soirée Rive Droite. Une contradiction pareille, associée à une telle shame géographique, c'est impardonnable.

2. Mais pardonnons pour cette fois, parce qu'il y a plus grave : les hypeurs écoutent la même chose. Exemple, la musique 8bits. C'était drôle il y a quelques temps, TTC a fait son boulot, notre soupçon geek s'est révelé au grand jour... mais maintenant ? Zut flûte, marre de ne pas pouvoir écouter d'électro sans tomber sur le "pilili" chère à nos Gameboy (c). Je pourrais m'écouter des medleys de NES sans broncher, j'ai joui sur les vidéos de Megaman, mais stop : trop c'est too much.

3. Et si ça s'arrêtait à la musique, je ne dirais rien, mais les vêtements ? Après tout, qu'est-ce qui différencie les hypeurs des tektonikeurs ? Le bon goût ? Mouef. Qu'on ne me fasse pas croire que des lunettes K2000 peuvent aller bien à quelqu'un qui vit en Occident. Au mieux, à un Macédonien, et encore. Seuls les T-Shirt ont un semblant de bon sens, bien qu'ils finissent souvent par tourner en rond sans pour autant coûter moins cher.


La hype en 2008

4. Que peut-on faire, me direz-vous ? On ne peut pas les frapper, déjà parce que c'est mal, et parce qu'en plus ils dominent nos soirées, ainsi que les institutions du Grand Kapital : grandes entreprises du CAC 40, médias, clubs huppées et salles de concert... Le retour du grand complot dont on ne dira pas le nom, mais avec des chaussures fluos.

Deux solutions sont possibles : d'un côté, on peut choisir de se tourner vers les real kidz, ceux qui ont un semblant de culture à côté de leur mauvais goût notable. J'entends par là les Edouards et consorts, ceux qui ont reçu une éducation traditionnelle, qui savent booty-shaker sur une valse d'André Rieu... le vrai gars, quoi !

D'un autre côté, on peut revenir à la simplicité, apprécier les musiques 8bits pour ce qu'elles sont (des musiques de jeux vidéo), se comporter en adulte et arrêter de porter du fluo de la tête aux pieds. Ça demande un grand effort, certes, mais le jeu n'en vaut-il pas la chandelle ? Vous pourriez ressembler à ça, et c'est tip-top classe !


Enfin, il faut être noir quand même, sinon ça fait ridicule.



mercredi 9 juillet 2008

Everything in its right place

Bruce Gilden

Everyone nose


J’entends déjà les voix du bas peuple me dire « Edwd, tu es une caricature, ce que tu écris est vain, sors de ton rôle ». Je vous emmerde, et je défèque sur les bien-pensantes gallinacées. Je feuillette le dernier stiletto, et ne peux contenir une vraie montée de futilité.

Il est temps de démonter une idée reçue. On entend régulièrement dans les cercles à moitié branchés que Marc Jacobs est une plaie pour la mode, qu’il est en train de détruire l’image de notre maroquinier national. Des relents d’anti-américanisme lui prêtent des addictions malsaines qui expliqueraient la lente agonie du fleuron français de l’industrie du luxe. Nous ne sommes pas ici pour nier son attrait probable pour la paille, ni le fait que tel un train posé sur des rails il emmène la marque vers des abysses de mauvais goût. Dernier exemple en date, le jokebag de la collection été 08 :


Bon pour les pintades à souliers vernis qui assument leur féminité en affichant leur détachement face au machisme des hommes qui leur permettent d’acheter ces horreurs. A couper le souffle. Mais Jacobs est-il vraiment un monstre trop poudré?
Il ne faut pas oublier que cet homme a une vie à côté de LV, bien plus importante d’ailleurs. Et que ses collections éponymes sont plutôt correctes, tendant même parfois vers le bien. A des années lumières des saloperies monogrammées. D’où une conclusion dont la subtilité est étonnante : le problème de Vuitton n’est pas Jacobs, mais Vuitton lui même.

En s’affichant comme chef de file du nouveau luxe, en mettant en avant non plus le produit mais l’image du produit (transformation de l’être en avoir puis en paraître, c’est étonnant, ça me rappelle quelque chose), LV s’est tout simplement désincarné, s’est mué en une marque vulgaire pour nouveaux riches. Jacobs a tout simplement été happé par cette spirale. Au fond, Vuitton est bien plus nocif que la poudre. Heureusement Hermès est là pour combattre le spectacle

Pour se consoler, en forme de clin d’œil trop ran-ma, un morceau de Vicarious Bliss. Ed Banger, ou les seuls nouveaux riches qui ont un peu de goût.

Vicarious Bliss - electroluxe

Good News, Everyone !

Un nouveau venu est arrivé ! Et pour ma cérémonie d'intronisation, que je souhaite enrichissante et pleine de péripéties, j'ai misé sur l'humour et les découvertes, et sur Kant. Désolé, je ne ferais pas ici de commentaire déplacé sur l'actualité, je ne suis pas du genre à insulter les pauvres femmes qui ont souffert durant des années. Mon message ne sera que fraîcheur et Amour !

Dans ce cas, on parle de quoi ? Au début j'avais pensé à faire des blagues, mais je ne suis pas drôle. Alors je vais laisser parler les autres, ceux qui ont du talent, en présentant avec un grand sourire le site cracked.com. Pour ceux qui connaissent, sautez quelques lignes. Pour les autres, quelques liens et une image qui résume tout : trouvée sur le Top 20 des sites internet avant qu'Internet soit inventé (traduction google) :


Haha, la dernière est lol aussi. D'autres liens tout aussi sympathiques, les 25 sextoys les plus dérangeants (OMFG, comme on dit dans ma tess), et le Top 9 des meilleurs pays à insulte, pour apprendre à dire "May your house be live on CNN" à un enfant de Sarajevo (ou bien, pour plus d'actualité, à un jeune arabe, suivi d'un "pwnd, bitch" qui serait du plus bel effet).

Alala, je vous avais pas dit que c'était bien ? Pour finir en beauté, un extrait audio d'une série musicale sympatoche qui contient des vrais morceaux d'accent néo-zé : Flight Of The Conchords, et leur "If You're Into It" !

lundi 7 juillet 2008

Justice est faite !

Gloria in Excelsis Deo mes biens chers frères ! Car oui, je le sais aujourd'hui, il y a bien un Dieu créateur et justicier, qui n'hésite pas à conseiller les hommes et à bousculer les événements dans le sens du Bien et de l'Ordre.

Pourquoi suis-je si exalté ? Allons, allons... Nous évoquions la censure lors de notre précédente prose, et bien là votre serviteur, grâce à ses contacts et à son flair digne d'un cochon truffier, exhume deux informations que les mass media ont cherché à vous cacher !

Tout d'abord, cet article trouvé dans un fanzine proche des milieux trotsko-zinoviévistes, disponible en ligne:
Comme vous pouvez le lire, la plume est cinglante, plus acide que chez John Haigh. Ah, que Beaumarchais doit être fier de voir sa formule « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur » affichée à la une.
Au-delà du style, nous pouvons voir que notre cher président est aussi un homme de goût, proche des aspirations du peuple (c'est-à-dire de vous).

Ensuite, une bonne nouvelle rapportée par le site de l'OGC Nice:
Et oui, vous avez bien lu ! l'année prochaine l'équipe du très charismatique Frédéric Antonetti pourra aligner des stars telles que Letizi, Rool, Hellebuyck, et surtout le génialissime Matt Moussilou qui va de nouveau enflammer les tribunes. De plus, les internautes les plus attentifs auront remarqué deux détails de charme:
- d'abord, les liens historiques entre la ville de Nice (et de la Côte d'Azur en général) avec la belle ville de Vichy.
- ensuite, un site partenaire dénommé Pan Bagna Connection qui permet d'avoir un "vrai look de Nissart" (sic), avec notamment le t-shirt "pan bagna connection" (aïe). Au moins, ils ont de l'humour.

Bref, vous le voyez ô combien dévoués amis, il faut savoir faire sienne la devise de Ray Charles: "keep your eyes open, and the good one".

Alors, pour finir, un peu de musique:

Ma liberté de penser

Et oui, mes très chers amis et lecteurs, ce 1er message est un hommage vibrant à ce grand penseur qu'est Florent Pagny. Je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter ce grand homme qui, bien avant Mme B., avait compris les avantages d'un exil fiscal dans les contrées sauvages d'Amérique du sud.

Trêve de galéjade, que dire, que faire ? J'avais d'abord pensé à m'épancher sur les différents mal-êtres existanciels qui nous affectent, nous, les êtres humains. Puis je me suis dit, autant balancer une connerie.

Ainsi commencerai-je par cette petite vidéo, en lien avec le titre de ce post et qui vous amènera, mes très nombreux lecteurs, à vous lancer dans une profonde réflexion sur ce qu'est la censure, et comment la contourner. Vous avez 4 heures.



Vous voyez, quoi de mieux que cette vidéo ? un côté vintage, une photo proche d'un porno suédois des années 70's, une référence à Pong... Que demande le peuple ? Hein, c'est vrai, que demandez-vous ?

P.S. : N'hésitez pas à reproduire ce genre de performance chez vous, entre ami(e)s, un soir où vous ne voulez pas jouer au Boggle.

dimanche 6 juillet 2008

Underground business


Facebook est un outil merveilleux, cette soirée en est l’incarnation parfaite. Sur le principe des flash mobs, un petit groupe d’allumés s’évertue à mettre un peu de folie dans l’endroit le plus fréquenté mais aussi le plus austère de Paris : le métro. 4ème édition, rendez-vous lancé sur le réseau des gens beaux. On se retrouve à Gallieni, 21h. Le thème est simple : plage.


Sur le quai, une petite centaine de jeunes gens d’horizons divers : les casquettes de la nouvelle ère se mêlent aux cheveux longs d’amateurs de rock métallique, les wayfarers côtoient les t-shirts de type feuuune (vous savez, « one vodka, two vodka… »). On ne se sent pas tout à fait dans notre monde, mais ça ne pose pas de problème. L’originalité de la situation, probablement. Ca fume, ça boit, ça gueule. Des agents un peu trop zélés nous demandent de ne plus boire, grosse rigolade générale.
21h30. Les gentils organisateurs nous font savoir que la soirée va commencer. Le métro arrive, la folie nous gagne. Les portes s’ouvrent, et nous nous ruons dans la rame de queue. Le staff met du papier coloré sur les néons pour créer le smooth. Le métro part, l’hystérie est collective.


Hystérique, oui. L’alcool vole, les crowd surfers également. A chaque station, une grappe de trublions sort de la rame, danse sur le quai et remonte au bout de 10 secondes. La promiscuité pousse aux rencontres. Facebook, mais en vrai. Ca ressemblait à ça la vie sociale avant ?


Nous arrivons en bout de ligne, mi-temps de la soirée. Le retour s’annonce fou : la foule hystérique du début est désormais totalement ivre. Nous choisissons cette fois de nous répartir sur 2 wagons. Le train repart, en tanguant sévèrement. L’hystérie atteint des sommets… jusqu’à Europe. Le train ne repart pas. Pour des raisons inexplicables, le conducteur refuse de continuer. Les organisateurs nous demandent de libérer les rames, ce que nous faisons à notre rythme. La soirée est terminée, sur un léger goût d’inachevé. Au moins cet imprévu nous aura permis de découvrir un nouveau quartier de Paris, et aura renforcé cette intime conviction : la rive gauche, c’est mieux.


Au final, une soirée plutôt sympathique, une forme de gentille désobéissance civile. On aurait aimé que les organisateurs ne se distinguent pas des autres, histoire de créer une vraie impression de spontanéité. On aurait également aimé un peu plus de musique, et un peu moins de beuglements de type 7 nation army. Un peu plus de classe, en fait. Mais ne soyons pas trop exigeants. Vivement la prochaine.

vendredi 4 juillet 2008

Quand t'es dans le désert...


Il existe un avantage à la libération de la pintade uribo-sarkozienne. Oui, malgré les déversements de bile qui me brûlent l'estomac, nous pouvons désormais nous concentrer sur un VRAI drame, qui secoue le microcosme parisien depuis près de 2 ans : la disparition de Stéphane "le dernier dinosaure" Carporzen, dit le Coréen, l'Animal, ou l'Ego.
Notre desaparecido n'a pas donné signe de vie depuis début 2007, époque à laquelle il errait au gré des routes du bush australien. Il émettait alors le souhait de s'exiler en Nouvelle-Calédonie, afin de trouver une voiture et, probablement, une femme. Personne ne sait s'il a concrétisé ce projet.
Stéphane est aujourd'hui géographiquement introuvable : marié en Papouasie, otage dans la jungle indonésienne, enrôlé chez les FARC, il peut être n'importe où. Alors nous lançons un appel : qui que vous soyez, LIBEREZ Stéphane ! Vous ne le méritez pas ! Les mouvements de sa grosse tête nous manquent.
Stéphane, si par la grâce de Dieu tu parviens à nous lire depuis la geôle dans laquelle tu croupis probablement, sache que nous pensons à toi. Un comité de soutien a été mis en place : nous nous réunissons presque tous les mardis soirs pour saluer ta mémoire. NOUS NE T'OUBLIONS PAS!!

Pour se réconforter, une petite saveur pour les oreilles : l'ultra-rewardé A-Trak, pour un set très fruité. Assez loin de sa période dmc championship, mais ça reste fort. Ca part sur le génial remix de fancy footwork par Crookers, ça suffit déjà à mon bonheur.
Et en supplément, l'atomique Dog par Sebastian, grosse agression sonore qui prouve encore une fois que Sebastian est la vérité.

Tu vois Stéphane, ça ressemble à ça la musique dans les pays civilisés. Souviens-toi!

Banga et BN à la fraise


Puisqu'il n'est plus infamant de faire du copinage, autant céder à la tentation. Voici donc venir les intergalactiques Jupiter, et leur électro-funko-disco-whatever you want à tendance Patrick Juvet. C'est encore plus smooth que Chromeo, encore plus aérien que le Docteur Erving.
Aperçus hier à l'OPA, un set court mais intense, du genre qui rend le sourire à toute une brochette de jeunes cadres pré-bedonnants désespérés. C'est frais et fruité comme un cocktail siroté à l'ombre des palmiers d'Acapulco. En bref, c'est parfait pour l'été.

Ca se passe ici.

Et parce qu'on est gentil, un petit bonus pour la route :


jeudi 3 juillet 2008

Welcome bitch !

Car une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, voici la naissance du blog le plus inutile de la toile. Vacuité, fiel, etc. Une sorte de réaction épidermique au déversement de bons sentiments que nous vaut la fin d'une sympathique randonnée en pleine jungle. Word.